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Ours Polaire

Découvrez le programme de recherche que nous menons en collaboration avec WWF, le LECA*, l’USGS*, l’USFWS* et le NSB* pour le suivi individuel de l’Ours polaire grâce à l’ADNe.

L’Ours polaire : une espèce vulnérable

L’Ours polaire (Ursus maritimus) est la plus grande espèce de carnivore terrestre. Il vit principalement dans les régions arctiques et a évolué pour occuper une niche écologique étroite, avec des caractéristiques corporelles adaptées pour le froid. En étant au sommet de la chaîne alimentaire, ce carnivore est un indicateur sensible de la santé de l’écosystème et nous aide à comprendre ce qui se passe en Arctique ; une population d’Ours polaires en déclin peut signaler un dysfonctionnement plus global dans l’écosystème marin arctique. L’Ours polaire est inscrit sur la liste rouge de l’UICN en tant qu’espèce vulnérable, avec 8 des 19 populations du monde en déclin. Aujourd’hui, l’Ours polaire est principalement menacé par la perte de son habitat liée au changement climatique et à la fonte des glaces.


Une espèce difficile à étudier

Big trees in the forest

© WWF/Canon – Brutus Ostling

Dans un environnement en perpétuelle évolution, comme l’Arctique, les recherches menées sur l’Ours polaire sont très compliquées et coûteuses à mettre en œuvre. En effet, les ours sont dispersés dans de grands habitats et donc difficiles à localiser. La plupart des suivis individuels menés actuellement nécessitent l’immobilisation de l’animal à partir d’un hélicoptère. Ce type de suivi ne permet pas d’obtenir suffisamment d’informations pour comprendre la dynamique des populations et les besoins en habitat, et ainsi permettre une gestion durable de l’espèce. Des suivis non invasifs, basés sur la collecte de poils ou de fèces laissés par l’animal sur le terrain, sont également effectués pour l’Ours polaire. Cependant, ces échantillons demeurent très difficiles à trouver, ce qui rend leur collecte à grande échelle inenvisageable.


Une approche innovante pour contribuer à la conservation de l’Ours polaire

Tarce ours - ConservationEn 2014, SPYGEN et WWF ont mis en place un programme de recherche qui vise à développer une méthode alternative de suivi de l’espèce : l’identification individuelle d’Ours polaire à partir de l’ADN laissé dans des traces de pas. En effet, les empreintes d’ours sont probablement les indices les plus abondants trouvés sur le terrain. La possibilité d’identifier un individu grâce à cette nouvelle approche pourrait révolutionner la gestion des populations d’ours car la collecte d’informations serait énormément facilitée par rapport aux méthodes de terrain actuelles et pourrait être effectuée dans toute la région arctique par des populations locales (notamment les Inuits). L’obtention de génotypes à partir d’échantillons de neige durant plusieurs années permettrait d’évaluer des paramètres de génétique des populations tels que les apparentements entre individus, les flux de gènes mais aussi d’estimer des paramètres démographiques et caractéristiques des populations tels que la taille et le taux de croissance des populations, la dispersion, etc. Si les résultats de ce programme sont concluants, cette approche pourra ensuite être proposée pour le suivi d’autres espèces rares vivant dans des écosystèmes similaires.


*LECA : Laboratoire d’Ecologie Alpine (France) – USGS : United States Geological Survey (Etats-Unis) – USFWS : United States Fish and Wildlife Service (Etats-Unis) – NSB : North Slope Borough Department of Wildlife Management (Etats-Unis)


Actualités sur ce programme :

09/14 : WWF France – L’ADN offre une nouvelle piste dans le suivi de l’ours polaire.

09/14 : WWF International – Arctic expedition pioneers technique for polar bear research.

09/14 : Scientific American – Polar Bear DNA Found from Tracks in Snow in Conservation Step.

03/15 : Lancement de la session de terrain 2015 pour la collecte d’échantillons en Alaska.

01/16 : Obtention du permis CITES pour l’exportation des échantillons vers la France.